Quels sont les symptômes d’une phlébite ?

On distingue deux types de phlébite : la superficielle et la profonde. Il est important de savoir reconnaître leurs symptômes pour appliquer le bon traitement.

Il est important de différencier deux types de phlébite, dont les symptômes et traitement sont bien différents :

La phlébite superficielle

Elle correspond à un caillot sanguin situé dans une veine superficielle (de surface), elle est donc plus facilement visible. Il s’agit de la forme de phlébite la moins grave, mais qui doit tout de même être prise au sérieux, démontrant tout de même une insuffisance veineuse avancée pouvant mener à une phlébite profonde.

On observe alors un durcissement des veines enflammées, qui seront visibles, rouges et échauffées. L’inflammation touche également la peau environnante qui devient sensible au toucher, avec une légère douleur pouvant durer plusieurs mois. La jambe touchée est plus chaude et peut parfois également être faiblement gonflée.

La phlébite profonde (thrombose veineuse profonde, ou TVP)

La phlébite profonde présente des symptômes moins marqués, plus difficiles à diagnostiquer, qui dépendent de la zone où se situe le caillot de sang.

La personne peut alors présenter une sensation de malaise due à des douleurs spontanées ou déclenchées au toucher, parfois accompagnées d’un engourdissement ou de crampes. La jambe est beaucoup plus gonflée et présente un œdème soit localisé à l’endroit du caillot, soit généralisé à toute la jambe. De la fièvre peut également se faire ressentir, ainsi que de la tachycardie (accélération anormale du rythme cardiaque). De même que pour la phlébite superficielle, on observe une chaleur anormale au niveau de la jambe touchée, une dilatation des veines superficielles, ainsi qu’une cyanose (coloration bleutée-violette).

Le signe de Homans est un bon indicateur d’une phlébite profonde. Il s’agit d’une douleur présente lorsque l’on relève la pointe du pied à soi vers le haut.

Il est primordial de bien savoir détecter ces symptômes afin de d’éviter les complications parfois graves que la phlébite peut engendre, comme l’embolie pulmonaire.

Il arrive parfois malheureusement qu’aucun symptôme ne se manifeste, rendant cette maladie d’autant plus dangereuse. C’est pourquoi il est important de prévenir ou ralentir le risque de phlébite en suivant quelques bons réflexes quotidiennement.

Phlébite : les traitements indispensables

Le but principal du traitement de la phlébite est soit de faire disparaître le caillot de sang, ou au moins le maîtriser afin qu’il ne migre pas ailleurs, comme dans les poumons par exemple, au risque de provoquer une embolie pulmonaire, mortelle.

Pour la phlébite superficielle, le traitement pour être réalisé chez soi. Il est important de bien se reposer quelques temps en position allongée, les jambes surélevées et en appliquant régulièrement des compresses chaudes sur la zone touchée. Il est également recommandé de prendre des anti-inflammatoires qui soulageront la douleur et impératif de prendre des anticoagulants qui stopperont le caillot. Le port de bas de contention dès le diagnostic est également indispensable.

Pour la phlébite profonde, l’hospitalisation est de mise puisque le risque de complications est fréquent et grave. Sauf contre-indications, des anticoagulants sont alors injectés quotidiennement par intraveineuse dans un premier temps. L’anticoagulant le plus utilisé étant l’héparine, sur une période de 5 à 7 jours. Ce traitement pouvant causer une baisse du taux de plaquettes, il devra obligatoirement être vérifié. Le patient continue ensuite de prendre des anticoagulants par voie orale sur plusieurs mois ou années (selon le patient et ses facteurs de risque), pour éviter toutes rechutes.

La vitamine K peut contrer l’action des anticoagulants. Attention donc à votre consommation de légumes verts ou autres aliments riches en vitamine K.

Il est important de bien suivre votre prescription et de ne pas dépasser la dose indiquée. Signalez la prise d’anticoagulants à tous professionnels de santé consultés (même votre dentiste ou votre pédicure) et évitez tout risque de saignement, même faible, puisqu’il risquerait de conduire à une hémorragie.

Le port de compression médicale est également indispensable dès le diagnostic afin de réduire les symptômes et de prévenir les complications de la thrombose. Les bas de contention (ou chaussettes ou collants, selon l’emplacement de la phlébite) doivent être portés pendant au moins trois mois. Ils appliquent une compression dégressive à partir de la cheville et sur le reste de la jambe afin de faciliter la remontée du sang vers le cœur. Attention aux contre-indications dans le cas d’artérite des membres inférieurs et de diabète.

Dans certains cas, lorsque le risque d’embolie pulmonaire est majeur, il est alors nécessaire de détruire le caillot soit par médicaments (trombolyse), soit par chirurgie (thrombectomie ou angioplastie).

Si la personne a des varices et une tendance à la phlébite, il peut être envisagé d’effectuer une ablation de la veine touchée (stripping).

 

Qu’est-ce qu’une phlébite ?

La phlébite, ou thrombose veineuse, est un problème cardiovasculaire lié à un caillot de sang bloquant la circulation sanguine et dont les conséquences peuvent être graves.

Les maladies cardiovasculaires constituent aujourd’hui la deuxième cause de mortalité en France. Pourtant moins connue que l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral, la phlébite touche pourtant un nombre conséquent de personnes. Chaque année, on compte plus de 250 000 nouveaux cas en France dont la principale complication peut être mortelle. L’embolie pulmonaire cause ainsi de 15 à 20 000 décès par an en France. Heureusement, il est possible d’apprendre à repérer les symptômes associés afin de détecter la phlébite, et ainsi prévenir suffisamment tôt le risque d’embolie pulmonaire.

La phlébite (phlebos signifiant « veine ») est donc une maladie cardiovasculaire. Egalement appelée thrombose veineuse dans le jargon médical, il s’agit plus simplement d’un caillot de sang (thrombus) bloquant la circulation sanguine.

Le système circulatoire est un circuit aller-retour à sens unique par lequel le cœur éjecte un sang « neuf » riche en oxygène, nutriments, etc. dans tout l’organisme, qui revient ensuite appauvri jusqu’au cœur grâce aux veines et vaisseaux. Une bonne circulation du sang est donc garantie par des pompes musculaires intermédiaires et des veines résistantes de bon calibre et élasticité.

Au niveau des membres inférieurs, la remontée vers le cœur par le réseau veineux est facilitée grâce à la présence de valves (appelées valvules) formant une sorte de clapet empêchant le sang de redescendre du fait de la pesanteur.

circulation-veineuse
« La circulation veineuse des membres inférieurs comprend deux réseaux, un profond et un superficiel, reliés par des veines perforantes. »

La dégradation de ces valvules ainsi que de la paroi veineuse risque alors de déformer la veine, empêchant le sang de circuler correctement, et pouvant alors causer des complications parfois graves, comme la phlébite, touchant le plus souvent les veines surales (du mollet) mais pouvant également être située plus haut.

Plusieurs facteurs peuvent alors être à l’origine d’une phlébite :

  • Une insuffisance veineuse vient favoriser la stase veineuse. Le sang ne circule plus de façon fluide mais stagne dans une veine, formant alors un caillot. Elle peut être liée à une insuffisance veineuse et des varices, mais également une longue immobilisation (vol long-courrier, forte sédentarité, …).
  • Une forte coagulation liée à certaines maladies génétiques. La prédisposition génétique à l’hypercoagulation sanguine doit impérativement être testée lors d’une première phlébite lorsque les autres facteurs de risque principaux ont été écartés.
  • La grossesse, la contraception hormonale ou un traitement hormonal de la ménopause augmente la coagulation et le risque de phlébite.
  • Certains cancers représentent un risque de troubles de l’hémostase (maintien du sang à l’intérieur des vaisseaux lors d’une blessure).
  • Une immobilisation prolongée, qu’elle soit dû au port d’un plâtre, à une grande sédentarité, ou un vol long-courrier. Ce dernier facteur est d’autant plus important qu’il est accompagné d’une atmosphère plus sèche et d’une haute altitude, favorisant la concentration des globules rouges et donc d’une hyperviscosité du sang.
  • L’âge, le surpoids, le tabac, la chirurgie (des membres inférieurs plus particulièrement) sont également des facteurs non négligeables à prendre en compte.